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pourquoi le son de sa voix m'a interpellé?

Elle est trop bonne, je ne peux pas la garder rien que pour moi !!!... C'est un petit canard tout triste sur un lac et en train de pleurer. Arrive un crocodile qui lui demande : - Hé, canard, pourquoi pleures-tu ? - Sniff, sniff, j'sais pas qui je suis, j'sais pas qui je suis... sniff, sniff... - He bien... t'es un canard, bien sur, dit le crocodile, regarde, bec jaune, plumes, pattes palmées, bref ça montre que t'es un canard quoi ! - Chic alors, j'suis un canard ! Rétorque le petit canard tout content de savoir qui il est, et demande à son tour : - Dis, et toi, tu es quoi ? - Devine ! dit le crocodile. - Hum... dit le canard, il passe la tête sous l'eau et dit : pas de couilles, queue agitée, petits bras, grande gueule, veste en cuir... ... T'es Français ??

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L'espace d'un matin On ne parle pas d’omelette, lorsqu’on pénètre dans un poulailler. Les poules ont l’oreille fine. Justement, à Saint-Ephrem-le-Divin, sur la ferme de monsieur Benoit, une rumeur se fit de plus en plus sérieuse. Les volailles apprenaient que, dans sa cuisine, la fermière faisait un usage soi-disant immodéré de leurs oeufs : il était question de Sabayon, de Soubise en crème, d’oseille en omelette, et de que sais-je-encore. Et tout cela, sans égards pour les dévouées pondeuses. Cela ne pouvait durer. Les poules se rassemblèrent autour du coq et lui demandèrent d’intervenir. Celui-ci n’hésita pas. Bien connu pour sa plume, il rédigea le mémoire qu’il présenta au fermier. Tout d’abord, reconnaissance de l’AV (Association des volailles), et puis quelques griefs : parcimonie des grains, eau de qualité douteuse, paille humide, air vicié et cloisons défraîchies. Pour appuyer ses dires, les poules se mirent en grève. Désormais, les nids étaient vides, et les bêtes amaigries ne mangeaient plus. L’inquiétude du fermier fut grande. D’abord hésitant, il jugea bon de donner satisfaction à ses volailles, et il le leur fit savoir. Le coq veillait au grain. Précisément, celui-ci devenait abondant et varié. De l’eau fraîche fut apportée deux fois par jour, une paille sèche remplaça l’ancienne, et les murs de l’enclos furent blanchis à la chaux. Animé des meilleures intentions, le fermier commanda l’installation d’un puissant ventilateur, ce qui ranima l’ardeur des gallinacés. Une vie nouvelle commença. Le fermier multipliait les cueillettes d’œufs, et les poules se dandinaient joyeusement, au grand plaisir du coq, coquin par définition. Sur la ferme, veaux, vaches, cochons et bien d’autres observèrent la grande mutation de la basse-cour, et graduellement, chaque espèce animale obtint des bénéfices analogues à ceux des volailles, ce qui fit de ce coin de terre un véritable paradis. * * * Monsieur Benoit prenait de l’âge. Accablé de mille maux, il vendit sa ferme. Quelque temps après, le nouveau propriétaire et son comptable visitèrent les lieux, crayons en main. Les animaux se tenaient silencieux et perplexes. Avec raison d’ailleurs, car décision fut prise de procéder à une vaste boucherie. Tout y passa. Les pauvres volailles, coq compris, furent expédiées à la rôtisserie du village. Et dans toute la grande région, ce fut le festival du filet mignon, du bacon et du foie de canard. De plus, tous les bâtiments et leurs accessoires disparurent au profit des récupérateurs. Un vide sidéral s’installa sur ces terres naguère remplies de vie et d’activité. Si vous allez aujourd’hui à Saint-Ephrem-le-Divin, vous y découvrirez une grande cité prospère, où le souvenir du bétail de monsieur Benoit s’est estompé depuis longtemps. Là où on semait autrefois du blé, on sème maintenant de l’immobilier. Et de jolis bambins tapageurs ont remplacé les calmes bovins d’antan. Les historiens de l’avenir vous raconteront la suite des événements. En voici un aperçu. Après quelques décennies de développement citadin, on discuta d’expropriations en vue de la construction d’un immense complexe industriel. Ce projet, né dans l’esprit visionnaire d’actionnaires audacieux se développa rapidement. En quelques mois, tout était réalisé, et les machines commençaient à tourner, justifiant l’investissement des promoteurs. Un colossal empire financier était né, et il dura plus d’un quart de siècle. Survint alors la plus sévère récession économique mondiale de mémoire d’homme. Tout s’arrêta. Administrateurs et ouvriers fuirent l’endroit, et l’outillage se couvrit de rouille. A l’extérieur des bâtiments, l’herbe folle poussa sans contraintes et camoufla même quelques chiens errants. Une époque venait de prendre fin. Semble-t-il, c’était pour en faire naître une nouvelle. Des moines manifestèrent un intérêt décisif envers cet endroit désert, abandonné par les financiers et maintenant offert en vente à un prix dérisoire. L’acquisition rapidement faite, des architectes furent mis à contribution. Dans une opération cosmétique, ils inventèrent des modifications de style pour rendre les bâtiments conformes à la nouvelle vocation monastique des lieux. D’admirables jardins furent créés et l’ambiance fut transformée par les sons classiques d’un clocher. Ce quasi-monastère, aux règles élargies, abritait des représentants de toutes religions, auxquels s’ajoutaient quelques philosophes laics de bonne renommée. Ce campus offrait de l’œcuménisme, et on y vint nombreux pour entendre une variété de messages existentiels, souvent contradictoires, il faut bien l’avouer. Cependant, tous s’entendaient quant à la futilité des choses et à la rapidité du temps qui passe. On aurait tort de penser que les visiteurs étaient tous préparés à recevoir de si sévères avertissements. Beaucoup s’intéressaient davantage au calme champêtre des jardins, et aux fromages goûteux que des moines traditionnels fabriquaient à l’arrière du terrain. Devant l’énergie des prédicateurs, on aurait cru toutefois que les sceptiques seraient un jour confondus. Ils n’en eurent pas le temps. Avec la soudaineté de l’éclair, un violent séisme détruisit l’ensemble du campus et renvoya tous et chacun dans un monde meilleur. A la suite de ce cataclysme, la nature reprit ses droits. Une herbe désordonnée remplaça le gazon taillé des jardins et de petits arbustes indigènes s’élevèrent au-dessus de ce foisonnement. Puis, avec les années, la pousse d’arbres se développa jusqu’à maturité, ce qui donna naissance à une luxuriante forêt. Celle-ci servit de perchoir aux oiseaux du voisinage qui y établirent leurs nids en toute confiance. L’ère des oeufs et des couvées était revenue, comme au temps de monsieur Benoit. La boucle était bouclée. Vous qui me lisez, profitez bien du temps présent. Le Futur vous guette. Méfiez-vous en. Il dévore votre Présent, et curieusement, chacune de ses victoires le fait reculer. Vos expériences personnelles, et plus modestement, la lecture de mon récit, vous apprennent que les situations de la vie sont changeantes. Rien n’est stable. Chaque événement vient faire son tour de piste, et puis s’en va. Comme la rose de monsieur Ronsard, tout ne dure que l’espace d’un matin. Au fait, la magnifique forêt dont j’ai parlé, serait-elle convoitée par les bûcherons?

Le petit bonhomme de neige *** - conte de Nina - Ajouté le 12/08/2013 12:56:03 par willow84 *** Le petit bonhomme de neige *** Il était une fois, un petit garçon qui vivait avec son père dans une jolie maison de bois. maisons035.gif Il était fils unique et n’avait pas d’amis car il habitait très loin du village. Les vacances de Noël arrivèrent et pour la première fois depuis bien longtemps il se mit à neiger. Fou de joie le petit garçon pu faire son tout premier bonhomme de neige. Il le façonna à sa taille, lui mit deux morceaux de charbon en guise d’yeux, une carotte au milieu du visage et des petits cailloux pour lui faire un sourire. Puis il planta deux branches dans son buste, lui posa un bonnet sur la tête et entoura son cou d’une écharpe. Une fois le bonhomme de neige achevé, le petit garçon le regarda avec émerveillement. Ses yeux de charbon pétillaient de vie sous la douce lumière d’hiver. Il se prit immédiatement d’affection pour ce petit bonhomme et passa tout son temps libre près de lui. bonhomme de neige Seulement un jour, le temps commença à se réchauffer… et le bonhomme de neige se mit à fondre. Le petit garçon terrifié, demanda à son père s’il y avait une solution, un remède, qui empêcherait son nouvel ami de disparaître. Celui-ci répondit avec regret qu’il n’y en avait aucune et qu’il fallait tout simplement l’accepter. Mais le petit garçon ne s’y résigna point. Il alla chercher ce qui restait de son ami et le mit dans le congélateur. Le bonhomme de neige, complètement diminué, se retrouva seul et dans l’obscurité, parmi une foule de produits surgelés. *** Le petit garçon vint le voir tous les jours. Mais il se rendit bien vite compte que ce n’était plus pareil… et que ses yeux de charbons ne brillaient plus. Alors que le printemps tardait à venir et la nature à fleurir, le petit garçon se résolut à sortir le bonhomme de neige du congélateur. Il le déposa dans un champ près de sa maison et le regarda fondre avec calme et sérénité. Alors seulement, les champs refleurirent… et tout recommença.

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